La ferme miracle, ou comment faire un verger permaculturel.

La ferme miracle, ou comment faire un verger permaculturel.

Un verger permaculturel.

Voici des petits conseils extraits d’une conférence de Stéfan Sobkowiak sur la transformation d’un verger biologique en verger permaculturel.

 

Le verger permaculturel permettra de travailler dans un lieu inspirant avec :

– Moins de travail

– Plus de rendement

– Plus de plaisir.

Il faudra beaucoup de patience. Il y aura des jours de joie avec de belles surprises et des jours plus compliqués avec des désastres « naturels »

Dès le début, dans un verger permaculturel,  il faut :

– Penser à mettre des nichoirs partout ! Au moins 50 par hectare.

– Protéger sa pépinière, surtout si une couche de neige peut la recouvrir.

La nature est bien faite, on ne peut pas faire mieux que la nature. Il faut s’en inspirer car elle a surmonté l’épreuve du temps. On se doit de diversifier et ne pas tuer, car en tuant ce qui nous pose problème, on tue 99 % de ce qui peut nous servir.

Il est préférable d’aller vers un modèle plus harmonieux avec la nature en allant vers un design de polyculture et en favorisant l’implantation des auxiliaires. En travaillant avec la nature, on évite les intrants.

Voici quelques principes du verger permaculturel :

– Bouger les mangeoires une fois toutes les deux semaines (de 30 mètres) afin de favoriser la recherche des larves par les oiseaux. Un oiseau lâchera une graine s’il voit une larve.

– On peut estimer à 10 % la perte de fruits dû aux oiseaux. Mais c’est une perte très faible comparée aux bienfaits de leur prédation sur les nuisibles.

– Planter les rangées de fruitiers par date de cueillette afin de faciliter les récoltes, la gestion.

– Alterner 3 arbres différents ( fixateur d’azote / Pommier / poirier – pêche), chaque trio qui se succède sera différent du précédent.

– 2 mètres d’espacement entre chaque arbre peut suffire.

– Chaque rang commencera par un arbre différent. Afin d’avoir des fixateurs d’azotes en quinconce. – On peut par exemple, remplacer dans une rangée sur deux les pommiers par des pruniers. Le but étant que deux arbres identiques ne se touchent jamais.

– Fixateurs d’azotes : des féviers (sans épines) qui se multiplient par graine à 97 % sans épine. Le robinier, l’aulne, argousier, …

– Les trios sont pensés dans la rangée mais également accompagnés sur plusieurs étages de végétation. (arbustes fruitiers, sauge, romarin, vivaces, …).

– Pour deux trios d’arbres (4 fruitiers plus deux fixateurs d’azote) il faut entre 6 et 24 arbustes, et environ 96 plantes vivaces ou annuelles pour couvrir le sol. Les vignes et les kiwis grimpent dans les fixateurs.

– Dans les allées on peut faire les volailles, des lapins, … pour manger l’herbe, les nuisibles et fertiliser.

Les avantages du verger permaculturel par rapport à un verger biologique en mono espèce :

– Les chenilles ne sont plus un fléau.

– Moins de travail (6h de désherbage par 1/2 hectare et par an). Quand on enlève une mauvaise herbe, on la remplace par une autre plante. (présence d’une bâche)

– Des récoltes plus étalées sur l’année.

– Une production totale plus élevée sur une même surface et plus diversifiée.

Voici une petite vidéo pour illustrer les propos :

Il y a 20 ans, Stefan Sobkowiak se porte acquéreur d’un verger de pommiers conventionnel dans le but d’en faire un verger bio. Il se rend vite compte des limites du modèle “bio”, toujours basé sur la monoculture. Stefan décide donc d’arracher la plupart des arbres et de replanter en s’inspirant des principes de la permaculture. Il crée ainsi un verger permaculturel : oasis d’abondance et de biodiversité qui compte plus de 100 variétés de pommes, plusieurs types de poires, prunes, cerises ainsi qu’une myriade de petits fruits, légumes et autres.

 

Voici la vidéo de la conférence du verger permaculturel de 2014 :

Pin It
Comment produire 200 œufs par jour en permaculture ?

Comment produire 200 œufs par jour en permaculture ?

Voici une petite exploitation de 250 poules qui a su mettre en place des techniques innovantes (ou anciennes ou non-modernes ou manuelles ou …).

Le principe est assez simple :

    1. Faire pâturer des vaches sur une petite surface pour tondre la zone pendant une journée ou deux.
    2. Laisser les larves de mouches et autres insectes pendant 5 jours.
  • Faire pâturer les poules qui vont pouvoir se nourrir avec l’herbe et les larves d’insectes qui se seront développées depuis le passage des vaches.
  • Le lendemain on décale tout le monde d’un cran, et on évite de revenir sur une zone déjà pâturée.

Cette technique limite (élimine) un bon nombre de maladies qui pourraient se développer en cas de pâturage sur une même zone.

Voici la vidéo explicative :

Bart Saelen et son épouse Maryann sont propriétaires de la ferme O’Naturel, une petite entreprise agricole qui tourne autour de 250 poules pondeuse produisant en moyenne 200 oeufs par jour. Ils suivent un modèle de pâturage en rotation développé par l’agriculteur américain Joel Salatin et qui est également utilisé par Richard Perkins de Ridgedale Permaculture.

Pin It