Pourquoi et comment cultiver sans travail du sol avec un couvert permanent ?

Pourquoi et comment cultiver sans travail du sol avec un couvert permanent ?

Dans beaucoup de vidéos, d’articles et de livres, on nous dit souvent qu’il ne faut pas travailler le sol, qu’il faut le pailler, ne pas le laisser “nu”.

Je pense aussi depuis de nombreuses années qu’il faut imiter la nature, en particulier le modèle forestier qui produit de l’abondance dans un cycle naturel autonome avec un sol qui n’est jamais travaillé par un outil et qui est toujours couvert.

Cependant je n’avais jamais vraiment compris à quel point ce modèle pouvait être vraiment réalisable et pour quelles raisons il fallait l’imiter ?

Mais je commence à mieux comprendre depuis que j’ai vu les vidéos de la formation de maraichage sur sol vivant : la fertilité des sols pivot des pratiques agroécologiques en maraichage animée par Konrad Schreiber qui date de 2016.

Ça pousse tout seul ! Pourquoi ?

Dans sa formation, il part de l’exemple de la colonisation d’une parcelle laissée à l’abandon par les adventices qui au fil des années se transformera en forêt. Au fur et à mesure des explications de cette colonisation, on découvre les systèmes naturels productifs et autosuffisants. Puis les liens sont faits avec l’agriculture et l’on comprend les pourquoi et les comment du maraichage (jardinage) sur sol vivant non travaillé.

Je vous conseille de regarder la playliste suivante, mais prévoyez plusieurs heures devant vous. Certaines parties sont assez techniques, mais au final on comprend bien l’idée et les principes :

Si je devais résumer en quelques phrases cette formations, voici ce que j’en dirai :

  • La couverture permanente du sol est indispensable.
  • C’est encore mieux de prévoir une couverture de mulch complétée par des plantes vivantes (culture / inter-culture / engrais verts).
  • Le mulch d’herbe verte et fine = sucre très rapide, le mulch de bois dur = sucre très très lent.
  • Il faut compter 5 ans pour obtenir un système à très haut rendement.
  • Ne jamais travailler le sol pour préserver sa structure et sa vie.
  • On peut incorporer du BRF dans le sol la première année si son sol est très dégradé, cet enrichissement en matière organique aura un effet bénéfique à long terme.
  • Les légumineuses fixent beaucoup d’azote dans leur partie aérienne, mais pas au niveau des racines, il est donc important de mulcher avec les parties aériennes des légumineuses.
  • Les relations symbiotiques sont très importantes et nombreuses dans un sol vivant.
  • La symbiose entre des racines et des mycélium permettront aux plantes de pouvoir absorber de l’eau qui en temps normal leur serait inaccessible.
  • Toutes les galeries créées par la vie du sol permettront une meilleure absorption de l’eau d’une part et permettra aux racines d’accéder très rapidement au sous sol afin de pouvoir s’hydrater.

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Sous les pavés , la terre.

Sous les pavés , la terre.

Voici un petit reportage que j’avais vu il y a déjà un petit moment, et comme je suis à nouveau tombé dessus, je vous le propose dans cet article :

“Sous les pavés, la terre” vise à présenter des solutions alternatives et valides au modèle socio-économique actuel. Il s’avère qu’il y a urgence en matière d’avenir pour notre planète : il faut redéfinir les possibles, du soutenable au durable. Ce film décrit le parcours d’hommes et de femmes qui à un moment ont changé leur rapport à la Terre. Ce combat pour une Terre vivable commence par notre maison, nos assiettes, une remise en question de chacun de nos actes : Comment se déplacer ? Comment recycler son eau ? Comment construire une maison passive ? Où sont fabriqués nos vêtements ? D’où provient ce fruit ?

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